Tony et Ziva étaient assis dans l'avion depuis plus d'une heure et parlaient de tout et de rien. Tony proposa alors :
- Eh je sais, on va jouer à un jeu. Ca s'appelle Ce que j'aime chez toi et à tour de rôle on doit dire ce que l'on aime chez l'autre. Tu veux ?
- Ok, c'est parti. Commence, toi. répondit-elle.
C'est le moment ou jamais de lui avouer mes sentiments pour elle se dit le bel Italien
- Alors ce que j'aime chez toi... C'est quand tu t'énerves et que tu menaces de me tuer avec un trombone, dit-il en riant
Vexée, elle répondit :
- Ce que j'aime chez toi... C'est ta tête de bébé quand Gibbs te met une tape derrière la tête !
Il regarda son amie avec ce même air de bébé, ce qui la fit rire. Elle ne put alors s'empecher de lui caresser la joue. Elle regretta immédiatement se geste en voyant l'expression étonnée de Tony, et elle prétexta le besoin de se rendre au toilette pour éviter des explications. Elle s'y rendit donc, verrouilla la porte et, s'appuyant sur le rebord du lavabot, pensa :
Mais quelle idiote tu es, il va se douter de ce que tu penses de lui maintenant. T'es fière de toi ?
Elle pensa quelques minutes aux conséquences de son geste affectif envers Tony. Elle avait honte, elle ne pourrait jamais lui avouer ses sentiments. Elle devait rattraper le coup. Elle lui dirait simplement que c'était un geste amical. Ziva se décida enfin à sortir des toilettes. Elle regarda sa montre et vit à sa grande surprise qu'elle avait passé près d'une heure dans les toilettes. Comment allait-elle expliquer ca à son collègue ?! Par chance elle vit qu'il s'était endormi. Elle le regarda quelques instants en souriant.
Il est vraiment beau se dit-elle. Un charme fou. Je me demande comment va se dérouler le week end.
Elle s'assit à sa place et regarda un film sur son écran. Malgré tout, elle n'arrivait pas à sortir Tony de ses pensées. Elle était amoureuse de lui, c'était une chose sûre. Mais elle était Ziva David. Et Ziva David ne montre pas ses sentiments facilement. Elle décida alors de se concentrer sur la mission qui les attendait, à ce couple de dangereux terroristes qui devaient faire exploser un grand hotel parisien. Il fallait trouver un argument original pour convaincre le public. Mais que dire ? Elle n'en avait pas la moindre idée. Elle décida de réveiller son partenaire qui ronflait de plus en plus fort. Elle lui secoua doucement le bras en murmurant :
- Tony...
- Rhoon... Pshhh...
- Tony, répéta-t-elle un peu plus fort
- Rhhhooooon... Pshhhhitttt...
Elle lui donna alors deux belles claques en criant cette fois :
- TONY !!!
Plusieurs passagers se retournèrent pour voir ce qu'il se passait mais elle n'en avait strictement rien à faire. Tony se réveilla en sursaut :
- Hein que quoi que se pas... ZIVA ?!
- Wouah tu te me reconnais je suis fière de toi Tony !
- Très drôle. Dis moi plutôt pour quelle raison tu m'as réveillé et tu ferais mieux d'en avoir une bonne.
- De un j'ai besoin de ton avis pour la mission, de deux tu ronfles horriblement fort et de trois on va bientôt atterrir !
- Quoi déjà ?! J'ai dormi si longtemps que ca ?! Je ne me souviens même plus du moment ou nous avons embarqué !
Ziva laissa échapper un soupir de soulagement. Cela signifiait qu'il ne se souvenait pas de ce geste qui l'avait tant troublé. Elle se reconcentra sur la mission.
- Euh oui bref. Il nous faut un argument original pour l'élection. T'aurais pas un idée toi qui es si futé ?
- On n'a qu'à dire qu'on se connait depuis qu'on a un an et qu'on sort ensemble depuis qu'on en a 4, proposa-t-il en baillant.
Entendre les mots "on sort ensemble" de la bouche de Tony fit frissoner sa coéquipière. Néanmoins, cela lui semblait être une très bonne idée :
- Eh mais c'est bien ça, c'est que t'es intelligent toi finalement ! répondit-elle d'un ton ironique
- Je sais, je sais, c'est ce que t'aimes chez m...
Il s'arrêta net, réfléchit puis porta son regard sur Ziva. Elle soupira en voyant le grand sourire qui s'était peint sur le visage de son bien-aimé. Il se rappelait manifestement de tout. Elle tenta tout de même de se rattraper :
- Ne te fais pas d'idées, DiNozzo, mon geste de tout à l'heure était purement amical !
Elle n'eut pas droit à une réponse, il prit juste un air déçu.
C'est peut être un air faussement déçu, mais peut être pas, pensa Ziva. Oh arrête de te faire des illusions ma vieille, il n'est pas amoureux de toi !
Une voix résonna dans l'avion, tirant Ziva de ses pensées.
" Mesdames et Messieurs j'espère que vous avez fait bon voyage, nous venons d'atterrir à Paris aéroport Charles de Gaulle. Il est actuellement 18h heure locale, le temps est ensoleillé et la température est de 26°C."
Quelques minutes plus tard, le commandant de bord annonça que l'on pouvait détacher les ceintures. Ziva et Tony, étant des agents fédéraux, sortirent en priorité. Tony posa ses lunettes de soleil sur son nez et dit à Ziva qui n'avait pas ouvert la bouche depuis dix minutes :
- Souris chérie, on est à Paris !
Elle rit, ce qui fit plaisir à son ami. Ils montèrent alors dans leur voiture réservée et parlèrent gaiement du programme de leur week-end.
Ca promet, se dirent-ils tous deux.